Venise

 

 

Cité lacustre capitale régionale de la Vénétie, au nord-est de l’Italie, Venise déroule son histoire économique, politique et artistique depuis le 6ème siècle. La ville s’appuie sur plus d’un million de pilotis en bois de chêne et d’aulne, mais reste menacée tant par son affaissement que par les assauts de la mer (montée générale du niveau des mers, et effets de ses marées dont la célèbre acqua alta).

 

Sur la photo ci-dessous (prise du clocher de l’église San Giorgio Maggiore) : la ville historique se situe entre le canal Saint-Marc au premier plan et la lagune à l’arrière-plan.

Venise.

 

Du haut du campanile de la place Saint-Marc, on aperçoit également : au premier plan de gauche à droite le palais des doges, la piazzetta (« petite place », qui accueille 2 colonnes portant l’une le lion ailé symbolisant Saint-Marc, l’autre représentant Saint-Théodore premier patron de Venise) et la Libreria Vecchia (bibliothèque) érigée au 16ème siècle. Au second plan se trouve l’île San Giorgio Maggiore et, à sa droite, la pointe nord-est du Lido avec le couvent des Zitelles.

Venise.

 

La place Saint-Marc est enchâssée au sein des « Procuraties » : les plus anciennes (sur la photo ci-dessous : à droite du musée Correr) datent du début du 16ème siècle, celles qui leur font face (à gauche du musée) datent du 17ème siècle, elles accueillaient les procurateurs en charge de la gestion de la basilique. Le musée Corer est hébergé par un nouveau bâtiment construit par Napoléon qui avait souhaité parachever la fermeture de la place Saint-Marc.

Place Saint-Marc, Venise.

 

Les trois grands salons de thé de la place Saint-Marc accueillent des concerts jusque tard dans la nuit. L’accordement des pianos fait partie des nombreuses activités du petit matin avant l’arrivée des premiers touristes.

Accordement d'un piano place Saint-Marc, Venise.

 

Le palais des doges (9ème siècle) est représentatif du faste de la République de Venise, car transformé au gré des « modes » architecturales (byzantine puis gothique). Extérieurement, il (d)étonne par une partie supérieure massive prenant appui sur un double niveau de fines arcades, une dentelle gothique de trèfles les délimitant.

Vue extérieure du palais des Doges, Venise.

 

Intérieurement, le palais accueille, outre les appartements du doge, de nombreuses salles où s’exerçait et se représentait le pouvoir vénitien. Ci-dessous la salle du Grand Conseil, avec son plafond à caissons en bois sculpté et doré et notamment, sur le mur du fond, la représentation que Le Tintoret se fait au 16ème siècle du « Paradis ».

Salle du Grand Conseil du palais des Doges, Venise.

 

Mais le palais des doges, également lieu de pouvoir judiciaire, c’est aussi sa prison ; les condamnés la rejoignaient aussitôt en empruntant le pont des soupirs, en voyant une dernière fois Venise avant longtemps, au travers de deux fenêtres à peine ajourées avant d’être jetés aux cachots. Tel fut le sort de Casanova jusqu’à ce qu’il put s’en évader.

Pont des soupirs, Venise.

 

Photo ratée de la basilique Saint-Marc qui a été construite à compter de la fin du 11ème siècle, afin d’y accueillir les reliques de l’évangéliste. Elle n’est que marbres, mosaïques sur fond d’or et ornementations riches afin d’évoquer l’histoire de la chrétienté et de Saint-Marc, en charge de la protection de la ville. Symbole de la puissance vénitienne, elle accueillait l’intronisation du doge (gouverneur regroupant les fonctions législative exécutive et judiciaire) et la réception des plus hautes personnalités. Le jour de ma visite, elle était fermée au… public.

Basilique Saint-Marc, Venise.

 

Tous les transports passent par les 177 canaux qui sillonnent la ville et sous les 455 ponts qui relient ses quartiers.

Vue sur un canal de Venise, et ses bateaux de livraison.

 

Tandis que tout se livre par chariots, brouettes ou à dos d’hommes.

Transport pédestre de matériaux, Venise.

 

La Fenice (le phénix) est le théâtre mythique de Venise. Construit au 18ème siècle et reconstruit par trois fois à la suite d’incendies, il a été restauré dans son style originel. Il se caractérise par une construction de loges sur 5 étages, avec un emploi surabondant de bois doré et de velours rouge. Il a accueilli les plus grands opéras italiens, mais également des concerts, des ballets et des pièces de théâtre. Il fait partie des trois grands théâtres italiens avec Milan et Naples.

Théâtre La Fenice, Venise.

 

Le pont du Rialto, bâti en 1588 en pierre à l’endroit le plus étroit du grand canal, en remplacement d’un ancien pont en bois, avec ses deux rangées de boutiques. Celles-ci s’ouvrent aux passants sur l’allée centrale, les deux passages extérieurs étant destinés à l’approvisionnement des boutiques par leur porte arrière.

Pont du Rialto, Venise.

 

Mais Venise, c’est aussi sa lagune et ses îles. Lorsqu’on manque de temps, une journée permet de survoler Torcello (qui a accueilli les premiers habitants voulant se protéger des invasions jusqu’au 9ème siècle, avant que Venise ne prenne toute son importance), Murano (qui s’était spécialisée dès le 13ème siècle dans la production de verre de qualité afin d’éviter à Venise tout risque d’incendie, et qui accueille aujourd’hui nombre d’artisans et artistes verriers) et ci-dessous Burano (davantage orientée vers la pêche, ce qui explique les couleurs différentes des maisons pour permettre aux pêcheurs de reconnaître la leur de loin, et peut-être pas seulement leur maison…).

Ile de Burano, dans la lagune de Venise.

 

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Ile de Burano, dans la lagune de Venise.

 

Ile de Burano, dans la lagune de Venise.

 

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